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    Nice, la ville

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    Dolu50
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    Nice, la ville

    Message par Dolu50 le Mer 18 Juin - 16:27

    Les origines connues du peuplement remontent au Paléolithique ancien.




    Une histoire riche et mouvementée
    Terra-Amata (la Terre Folle) conserve l'un des plus vieux foyers aménagés dans le monde, sur une plage abritée, exposée au sud, des chasseurs nomades établissaient, il y a 420 à 380 000 ans, des cabanes reconstruites
    chaque année. Le niveau de la mer était alors bien plus haut qu'aujourd'hui et le Paillon y débouchait par un véritable estuaire. Dans la Grotte du Lazaret (tirant son nom d'un hôpital de quarantaine des XVIIe-XVIIIe siècles voisin), d'autres nomades installèrent, il y a environ 150 000 ans une construction à plusieurs espaces, faite de peaux tendues sur un bâti de branches et fixées au sol par des rangées de pierres sèches. La grotte était protégée du vent du large par un muret qui coupait son ouverture.

    A l'époque protohistorique (1er millénaire av. J.-C.), les Ligures occupent deux sites : l'un sur la colline du "Bois Sacré" dominant la vallée du Paillon (à Cimiez), l'autre sur le rocher qui avance dans la mer près de l'embouchure du Paillon, la rivière locale. Ils constitueront les pivots du développement urbain. Ces castellaras occupés par des tribus des Védiantes, sont des villages sommaires groupant des cabanes protégées par un ou plusieurs murs de pierres sèches.

    Dès le VIe siècle av. J.-C. les Massaliotes, Phocéens qui, vers 600 av. J.-C. ont fondé Massalia (Marseille), établissent un comptoir commercial qu'ils baptisent Nikaïa en hellénisant le toponyme ligure pré-existant.

    Celui-ci, "Nis", évoque une fontaine, un endroit humide; or on verra qu'au pied du rocher qui domine la mer jaillit une source qui sera utilisée par les marins jusqu'au XVIIIe siècle. Commerçants dépourvus d'ambitions colonisatrices, ils se trouvent en butte, au cours du IIe siècle av. J.-C., à la piraterie des tribus ligures dans la région de l'actuelle San Remo (les Ingauni) comme entre Var et Tanneron (Oxybiens et Déciates). Ils demandent aux Romains, auxquels des accords les lient depuis le Ve siècle av. J.-C., un soutien militaire.

    C'est le début de la conquête romaine de la Provence avec les campagnes de Quintus Optimus en 154 av. J.-C. entre Nice et la Siagne, de Fulvius Flavius en 125 av. J.-C. dans la vallée de la Durance, de Sextius Calvinus en 124/122 av. J.-C. à Entremont. Les Romains établissent un camp militaire au pied de la colline du Bois Sacré de Cimiez, où débouche la voie venant d'Italie. La Paix Romaine établie, Cemenelum, devenue capitale de la province des "Alpes Maritimes", se transforme en une ville qui atteint son apogée au cours du IIIe siècle ap. J.-C. avec environ 20 000 habitants. Trois ensembles de thermes, des arènes, des quartiers de boutiques, témoignent aujourd'hui de cette époque. Au début du IVe siècle, le comptoir de Nicaea, christianisé par les Grecs, devient le siège d'un évêché mentionné dès 314 au concile d'Arles. Suivant une légende qui n'apparaît qu'en 1583 le premier évêque de Nice aurait été saint Bassus martyrisé au IIIe siècle sous Dèce. Indépendamment, Cemenelum aura un évêque au Ve siècle.


    L'un d'entre eux St-Valérien attesté entre 439 et 451 nous a laissé vingt homélies fameuses dans la littérature provençale paléochrétienne. Cette répartition religieuse aboutira à la fusion des deux sièges, effective avant la fin du Ve siècle. En 285 à l'avènement de Dioclétien, le transfert à Embrun de la capitale des Alpes Maritimes annonçait pour Cemenelum un déclin, déjà sensible au milieu du IVe siècle, qui est accompli au Ve. La désorganisation de l'Empire, le danger des invasions (Wisigoths, Burgondes qui, en 483, occupent toute la Provence), conduisent les habitants à se regrouper progressivement sur la colline littorale plus facile à défendre.



    A la fin du Xe siècle apparaît là une petite cité protégée d'un rempart, dominée d'un castrum et qui a sa cathédrale, consacrée en 1049, mais achevée au début du XIIe siècle, un palais épiscopal, des églises, un hôpital, une canonica, etc.…
    Au cours du XIIe siècle, l'agglomération s'étend vers le nord, occupe les pentes où se développent des faubourgs relevant de l'abbaye bénédictine de Saint-Pons et s'entoure d'une enceinte plus large. Au XIIIe, la ville s'étale en contrebas, le long du Paillon, où l'extension urbaine est guidée par l'implantation de couvents mendiants, ceux des Dominicains (1242-45) et des Franciscains (1250). Une enceinte est mise en chantier qui sera complétée au XIVe siècle. En 1340, avec 13500 habitants, Nice est la troisième ville de Provence (après Arles et Marseille); très prospère, elle a traversé le Paillon dont la rive droite est occupée par des faubourgs, dont le Borgo Novo, relié aux vieux quartiers par un "pont de pierre" mentionné en 1252. Le site actuel du Vieux-Nice est presque entièrement occupé. D'autres faubourgs commencent à s'étendre au nord et à l'ouest de la ville. Les pestes et les guerres de la fin du XIVe siècle vont ruiner la ville.

    Les faubourgs disparaissent, la population tombe à 4 ou 5 000 habitants. Isolée à l'est de la Provence, poussée par les ambitions de la famille seigneuriale des Grimaldi de Beuil, la ville, en 1388, se donne au Comte de Savoie Amédée VII en même temps que les Alpes méridionales.



    Dès lors, un nouveau destin se dessine pour Nice celui d'une place forte chargée de défendre les possessions savoyardes au sud et leur accès à la mer. Les ducs de Savoie résideront souvent à Nice qui retrouve, au milieu du XVe siècle, une prospérité fondée sur le commerce avec l'Italie et toute la Méditerranée orientale et le transit vers le Piémont.
    Au début du XVIe siècle, les souverains savoyards entreprennent de transformer la colline en citadelle. Déjà, en 1543, les fortifications permettent au château de résister à un siège franco-turc dramatique. Les Français de François Ier alliés aux Turcs de Barberousse parviennent à prendre la ville basse qu'ils pillent.



    Après cet épisode, de multiples chantiers militaires sont ouverts : citadelle de Nice, forts de Mont-Alban, Villefranche, Saint-Hospice, Eze, La Turbie. Et jusqu'à la fin du siècle la plupart des grands ingénieurs piémontais se succéderont sur les chantiers niçois. Citons le franciscain Pietro Antonio Boiero, Orazio Paciotto qui construisit les citadelles de Turin et d'Anvers et surtout Domenico Ponsello qui dressa les plans du fort de Mont Alban et dirigea l'essentiel des travaux de la citadelle St Elme de Villefranche. Une nouvelle enceinte, plus large, entoure la ville.




    Ainsi, et en dépit de projet ambitieux pour étendre la ville, le XVIIe siècle verra une interruption de l'expansion urbaine de Nice qui, prisonnière de ses remparts, procédera à une rénovation monumentale complète : églises et palais baroques, places et voies nouvelles. La ville connaît alors une inflation d'établissements religieux, certains avant la fin du siècle devant s'installer hors les murs - comme les augustins-déchaux à la Bourgade et les carmes-déchaux à Laghet. En 1718, plus de 4 % de la population est religieuse dans une ville qui compte 14.608 habitants.
    Cette impossibilité de "construire sans détruire" conduit une partie de la population agricole à se fixer dans les collines. Des hameaux se développent autour de vieilles chapelles. Ils deviendront de véritables villages satellites aux noms de saints qui désignent les quartiers de la ville contemporaine. Ce sont St Barthélémy, St Pierre-de-Feric, St Antoine-Ginestière, St Pancrace, St Joseph de Feron, St Isidore… Les guerres de la Ligue d'Augsbourg, puis de la Succession d'Espagne vont bouleverser la destinée de Nice.



    Le 4 avril 1691, ravagé par deux explosions, le Château doit se rendre à Nicolas de Catinat. Les Français occupent Nice et le Comté pendant 5 ans. Le 29 août 1696, ils sont rendus à la Savoie. Mais, en avril 1705, une nouvelle invasion aboutit à la prise de la ville le 14 novembre, et le siège du château commence; il ne se rendra totalement ruiné que le 4 janvier 1706 après 51 jours d'une résistance héroïque. Du 13 février au 25 juillet 1706, les Français procèdent au "rasement du château et du corps de la place de Nice". L'enceinte, la citadelle et ses annexes disparaissent, de même que le fort Saint-Hospice, sur le Cap Ferrat.

    Rendue à la Savoie par le Traité d'Utrecht en 1713, Nice, qui a perdu toute fonction militaire, se cherche des activités commerciales. Son extension reprend avec le quartier moderne de "Villeneuve". C'est l'époque des grandes réalisations : le cours bordé de terrasses-promenades en bord de mer, port creusé à l'est entre 1749 et 1780, monuments réalisés par de grands architectes piémontais (Pietro Bonvicini, Antonio Vittone, baron de Tavigliano…) et niçois (Francesco Michaud, Antonio Spinelli). La grande réalisation du Siècle des Lumières est la Place Royale, imitée des places parisiennes et européennes, et sur laquelle ouvre la Porte Victoire.

    Dès le milieu du XVIIIe siècle, une nouvelle vocation s'amorce pour Nice : le tourisme hivernal avec l'arrivée des Anglais d'abord, puis d'aristocrates européens de plus en plus nombreux. A partir de 1755, on y voit Lady Fitzgerald, puis les ducs d'York et de Gloucester, Lord et Lady Cavendish, le prince de Brunswick, les duchesses de Penthièvre et de Bourbon-Condé, l'archiduc de Milan Ferdinand.



    En 1787, 115 familles étrangères séjournent à Nice, où un casino, un théâtre, une feuille : la "Gazette de Nice", paraissant tous les mardis et vendredis, sont créés à leur intention. Ils s'installent dans la proche campagne, au quartier de la Buffa, qui devient le "Newborough", francisé en "Nieubourg".


    L'annexion à la France, entre 1792 et 1814, arrête cette expansion : il ne s'agit plus que d'améliorations de détail.
    Revenue à la Maison de Savoie en 1814, la ville dépasse 23 000 habitants et atteint 25 000 en 1820. C'est un moment historique de son histoire urbaine : la population des faubourgs au-delà du Paillon, avec plus de 15 000 habitants, dépasse celle de la ville elle-même. En 1832 un plan régulateur est établi pour normaliser son développement; c'est le fameux "Consiglio d'Ornato". Cependant seuls les terrains de la rive droite de la rivière et du quartier de la Buffa s'urbanisent. L'annexion du Comté de Nice à la France relance en 1860 l'extension de la ville qui se fait alors vers le nord en direction de la nouvelle gare, le chemin de fer ayant atteint Nice en 1864.



    La colline de Cimiez devient le domaine des grands hôtels, palaces luxueux aux noms de rêve qui seront repris par toutes les stations de la Riviera de Cannes à San Remo : le légendaire Excelcior- Regina (1895-98 de S.M. Biasini), le très oriental Alhambra (1901), le Winter-Palace (1900 de Charles Dalmas), l'Hermitage (1910), le Riviera-Palace (1899 auquel S.M. Biasini avait donné de hautes toitures remplacées par une terrasse en 1950), le Majestic (1908) etc.….
    Entre 1880 et 1914, avec la Belle-Epoque, se crée un ensemble architectural d'une extraordinaire richesse.
    Aussi bien dans le domaine des édifices publics (Gare du Sud, 1892 ; Poste Wilson, 1888 et surtout le mythique Casino de la Jetée-Promenade dont une première version est détruite par le feu le jour de son inauguration le 4 avril 1883 et dont la seconde mouture due à l'architecte Meyer est inaugurée le 10 janvier 1891), que dans celui des grands immeubles "néo-baroques" (Palais Lamartine, 1880) ou composites (Palais Meyerbeer, 1908, Palais Baréty, 1898 architecte Lucien Barbet qui oppose des façades austères à bossages mais avec de hauts balcons soutenus par des têtes de bœufs, à une façade sur jardins égayés de bow-windows à armatures métalliques citons encore la suite d'immeubles qu'édifie de 1913 à 1935 l'architecte Trelle rue de Châteauneuf et qu'on restaure depuis 1992).




    Dernière édition par Dolu50 le Mer 18 Juin - 16:32, édité 1 fois
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    Re: Nice, la ville

    Message par Dolu50 le Mer 18 Juin - 16:31

    De son côté la Promenade des Anglais construit ou rénove son parc hôtelier avec là aussi des édifices qui deviendront célèbres dans le monde entier : West-End le doyen qui est le Victoria de 1855 à peine transformé, Westminster bâti en 1878-79 à l'emplacement de la villa Dalmas où s'était retiré le dey d'Alger après 1830, Royal de 1905 et enfin le Negresco de 1912 chef-d'œuvre de l'architecte Edouard Niermans et du sculpteur de Tarnowsky; il compte alors 420 chambres.



    Les architectes rivalisent d'originalité. Les "folies" empruntent à tous les styles, notamment orientaux (Château de l'Anglais, 1858) ou néo-gothique (Château de la Tour, vers 1880). Les édifices religieux se réfèrent plutôt à l'art gothique (Basilique Notre-Dame, 1868; Eglise américaine, 1887). Le style Art-Déco prend un brillant relais entre 1920 et l'avant-guerre (Palais de la Méditerranée, 1929; Immeubles Le Palladium, 1932; Gloria Manshion, 1928; le Forum, 1932; le Palais Diderot, 1938).
    Après l'intermède de la Seconde Guerre et de ses lendemains, c'est un véritable raz-de-marée urbain qui déferle sur les hauteurs de la ville,submergeant les terroirs agricoles. Les réalisations sont plus monotones, mais quelques exemples illustrent heureusement l'architecture de la fin du XXe siècle (Musée Chagall, 1966; Acropolis, 1985; ensemble très cohérent du Parc de l'Arénas entrepris en 1987 et qui atteint au sensationnel avec l'inauguration du Lycée hôtelier le plus prestigieux d'Europe en novembre 1993). Par contre on pourra déplorer certaines erreurs bien malencontreuses (aile de l'hôpital Lenval, 1992).


    COMMENT NICE DEVINT SAVOYARDE

    Sans enfant, en dépit de quatre mariages, Jeanne 1e, reine de Naples, comtesse de Provence, désigne en 1380 Charles de Duras pour lui succéder. A la suite d'une brouille, elle nomme Louis d'Anjou, fils du roi de France Jean-le-Bon comme héritier. Furieux, Duras envahit Naples, capture et emprisonne la reine.
    Quand, en 1382, Louis d'Anjou peut entreprendre une expédition sur Naples, la reine est exécutée. Dans cette entreprise, Louis d'Anjou était assisté du comte de Savoie Amédée VII. Pour le dédommager, il lui accordait des droits sur le Piémont méridional et la promesse d'une somme substantielle.
    Tandis que la guerre civile ravage la Provence, les deux prétendants meurent, laissant deux jeunes héritiers.
    Mettant cette situation à profit, Jean Grimaldi de Beuil, nommé en 1387 Gouverneur de la Provence par le parti Duras, choisit un protecteur en la personne d'Amédée VII. Jean place, le 2 avril 1388, tous ses fiefs sous la suzeraineté du comte. Puis une convention est signée à Chambéry le 2 août. Elle consiste en la cession des vigueries de Nice, Puget-Théniers, Val-de-Lantosque et de la baillie de Barcelonnette.
    Aussitôt, Amédée VII traverse un Piémont déjà acquis, atteint Barcelonnette le 12 septembre, Saint-Etienne le 15, passe à Saint-Martin-Vésubie, arrive devant Nice le 27. Siégeant à l'abbaye de Saint-Pons, il reçoit, le 28 septembre 1388, la Dédition de Nice par l'entremise de ses syndics, puis pénètre en ville et s'installe au château où les communautés du comté viennent lui rendre hommage.

    Les Grimaldi visaient, dans un second temps, l'indépendance à leur profit de la région niçoise. Mais Amédée VII, vicaire du Saint-Empire, agissant au nom de Ladislas de Duras, légitime héritier, allait faire officialiser sa conquête. D'ailleurs, celle-ci devait lui revenir si, dans un délai de trois ans, Ladislas n'avait pu en rembourser les frais. C'est ce qui advint.
    Le 12 novembre 1391, les communautés du Comté de Nice prêtent allégeance définitive à Amédée VII. La maison d'Anjou revendiqua énergiquement pendant trente ans. Amédée VIII fit jouer la créance contractée par Louis Ier lors de son expédition italienne. Le 5 octobre 1419, la reine Yolande, veuve de Louis II, abandonne tous ses droits sur les terres tenues par Amédée VIII en extinction de cette dette évaluée à 165 000 florins d'or. La maison de Savoie entérinait l'acquisition de ses "Terres Neuves de Provence" sur lesquelles elle devait régner 472 ans et ce malgré les revendications réitérées de François Ier et de Louis XIV.



    LA PREMIÈRE ANNEXION A LA FRANCE (1793)

    Ni sollicitée, ni souhaitée, l'irruption des armées révolutionnaires françaises dans le comté de Nice (28-29 septembre 1792) marque le début d'une période difficile. Tandis que la guerre se poursuit dans les Alpes entre l'armée alliée et l'envahisseur français, le comté est annexé (31 janvier 1793) après un plébiscite contestable et devient le département des Alpes-Maritimes (4 février 1793). Mais, mal administré par des élus incompétents et rivaux, éprouvé par les combats, ce premier essai d'intégration à la France est un échec : les idées révolutionnaires ne s'imposent pas, la législation française est détournée ou peu appliquée, et ce malgré la victoire finale des troupes françaises (avril-mai 1794) et la cession du comté de Nice à la France par la Sardaigne (15 mai 1796).




    LES BARBETS


    Héros de cette opposition des Niçois aux armées révolutionnaires françaises, les Barbets sont des irréguliers qui opèrent derrière les lignes ennemies à partir de l'hiver 1792-1793, assaillant les postes et les soldats isolés, pillant les magasins et les soldes , tuant les officiers. Capturés, parfois grâce à d'autres Niçois, ils étaient fusillés sans procès. Après la paix de 1796, leur activité se réduisit souvent au brigandage. Leur action fut exaltée par les historiens niçois et parfois politiquement récupérée.



    1820
    Construction de la Promenade des Anglais

    Le révérend britannique Lewis Way fait construire, par ses propres moyens, un chemin longeant le littoral niçois. Depuis le milieu du siècle dernier, les Anglais les plus fortunés passent leurs hivers à Nice, enrichissant l’économie de la ville. Avec cette construction, la ville recevra de plus en plus de visiteurs en été. Le boulevard prendra par la suite le nom de "Camin deï Angles", qui sera francisé "Promenade des Anglais" lors de l’annexion de Nice par la France, en 1860. Au cours des années, l’aménagement du chemin sera sans cesse amélioré pour attirer toujours plus de voyageurs.


    LE RATTACHEMENT A LA FRANCE DE 1860




    Afin de conduire l'Unité italienne , la politique unificatrice de Cavour froisse les Niçois, et se forme à Nice un parti francophile, renforcé par l'attrait économique de la France. Promise à Napoléon III par le traité secret du 23 janvier 1859, Nice ne sera pas cédée malgré les victoires sur l' Autriche de Magenta et Solferino-San Martino car la France n'a pas respecté ses engagements. Cavour reconsidère alors toute l'alliance franco-sarde et obtient, contre la Savoie et Nice, de conduire l'unité italienne selon ses vœux. Nice est cédée à la France par le traité du 24 mars 1860 moyennant accord des populations. Le plébiscite, soigneusement encadré par les autorités civiles et religieuses françaises et sardes (15-16 avril 1860) est sans surprise : 99 % des électeurs se prononcent pour l'annexion, qui est accomplie le 14 juin 1860.

    L'OPTION DE NATIONALITE

    Les habitants du comté de Nice pouvaient, selon le traité du 24 mars 1860, choisir un an durant la nationalité sarde. C'est ce choix que firent 888 hommes (les femmes et les mineurs sont exclus du droit d'option) représentant toutes les catégories sociales ( noblesse, fonctionnaires fidèles à leur roi et à leur employeur mais aussi 25 % de paysans et 30 % d'artisans). Mais pour que le choix soit valable en droit, il fallait que les optants transportent effectivement leur domicile hors de France, ce que la plupart ne fit pas. Ils furent donc considérés comme Français . Le nombre d'optants atténue quelque peu le mouvement unanimitaire du plébiscite.




    1948
    Nice, ville du Jazz

    Le premier festival international de Jazz s’ouvre à Nice. Première en Europe, et même dans le monde, des jazzmen de différents pays se produisent dans l’Opéra et le casino municipal. La grande vedette est alors Louis Armstrong, en passe de devenir un véritable ambassadeur du Jazz. Il passera en effet une partie de sa carrière à se produire aux quatre coins du monde.


    2003

    Le traité de Nice entre en vigueur

    En vue d’élargir l’Union européenne à dix nouveaux pays, les États membres se sont réunis en 2001 pour mettre au point le traité de Nice. Celui-ci revoit notamment le pouvoir décisionnel du Conseil de l’Union en redéfinissant le vote à la majorité qualifiée dans divers domaines et en appliquant une nouvelle répartition des voix détenues par les États au Parlement. Il entre en vigueur le 1er février 2003.

      La date/heure actuelle est Dim 9 Déc - 23:25