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    Petites paragraphes..

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    Casper

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    Petites paragraphes..

    Message par Casper le Lun 21 Juil - 22:57

    Ceci sont des extraits de jeu de rôle que j'ai écris..
    --------------


    Non loin de la Frontière, chemin
    escarpé!! à quelques lieues du Puy


    Claquement de chevaux sur les routes aussi dures que le
    roc, le gel avait recouvert la nature environnante. Une charrette avançait au
    travers de la vallée, avec Polignac pour destination. En Avant de celle ci, un
    frêle homme marquait par la vie qui ne devait pourtant pas dépasser les 25 ans,
    à sa gauche une femme couverte des pieds jusqu'à la tête pour faire barrage au
    froid.


    Maman!! j'peux aller cueillir
    des fleurs?
    dit la petite fille
    qui venait de sortir le bout de son nez de la charrette.


    La mère se tourna aussitôt.


    Reste à l'intérieur, tu pourras le faire quand nous
    ferons la pause pour la nuit.


    L'homme, un peu fatigué par la route qu'il emprunte
    chaque semaine pour vendre le fruit de durs labeurs au marché, toussota,
    exténué par ce froid qui commençait à lui glacer les sangs. Cette route n'était
    vraiment pas l'idéale mais les autorités languedociennes avaient bien mieux à
    faire se disait-il qu'arranger une route que sans doute seul lui utilisait.



    Nous allons nous reposer ici, c'est à l'abri du vent et il
    y a quelques arbres qui nous permettrons de faire un feu.


    Chacun vaqua à ses occupations et la nuit prit vite le
    dessus sur la petite famille.

    Au coin du feu,


    Anémone, tu peux lire un
    passage de la terre des mondes...


    La femme prit aussitôt un petit livre recouvert d'un cuir
    épais brunâtre, elle semblait prendre soin de celui ci. Elle ouvrit
    délicatement l'ouvrage sous les yeux émerveillés de Pitchounette qui vint se blottir
    contre son père. Tout doucement, son épouse cita :



    Livre I : Les fondements

    Tome II : La terre des hommes

    Chapitre I : Les premiers royaume

    "IX. Le bonheur"
    "Parmi les hommes de cette époque en fut un célèbre
    dénommé Youp dit « le hilare ». Venant d’un village du nord. Son nom se
    prononçait « Youp hilère » dans le patois local. Tous étaient étonnés de son
    hilarité permanente et de son excellent moral qu’il qualifiait lui-même, en
    bredouillant, de perpétuelle « boulasse » !
    Un jour, Youp, qui avait promis de livrer le secret de son
    moral, invita les habitants de son village chez lui et leur servit de la bonne
    bière bien fraîche et mousseuse à souhait. Tous, alors, avaient les yeux
    pétillants. Youp leur montra dans un petit bocal la levure qui permettait avec
    de l’eau de transformer le blé en bière. Dès lors, chaque soir les villageois
    revenaient en nombre pour écouter les mystères de la fabrication de la bière
    mais aussi et surtout pour en boire et s’amuser. Ainsi naquit la première
    taverne et Youp fut le premier tavernier.


    Elle ferma aussitôt le livre, le rangea soigneusement
    dans son étui et le glissa dans sa besace.


    Pitchounette, va chercher un peu
    de bois pour le feu, il va en manquer pour la nuit.Ne tarde pas trop s'il te
    plait, nous partons de bonne heure demain.
    suggéra son père tandis que la fille obtempéra.


    [Du coté
    de la frontière]


    La nuit s’était abattue sur le camp. Plusieurs jours
    qu’ils étaient là en ras de campagne, plusieurs nuits à dormir à la belle
    étoile dans le froid alors qu’ils auraient pu rentrer et profiter de la chaleur
    d’un foyer de cheminée, d’un repas élaboré, retrouver leur famille… Mais
    l’homme au visage caché, le chef surement avait une autre idée en tête. Rester
    cette nuit, leur dernière. Ses hommes avaient protesté, à cause de ce froid peu
    s’aventuraient et on finirait le premier jour des fontes par les retrouver eux,
    allongés sans vie, le froid ayant figé leur expression engourdie dans la mort.
    IL ne réussit à les convaincre qu’à l’aide de deux mots : paie et Cathare.


    L’éclaireur revint le visage frigorifié, mais la mine
    réjouie. Il devait avoir quel âge ? Quinze ans, peut-être moins. Ses comparses
    l’ayant vu revenir s’étaient approchés. Pas de doute, un coup juteux était en
    train de se préparer. Clin d’œil complice.


    Une charrette s’est arrêtée à quelques de lieues d’ici,
    raconta le garçon en enlevant sa coiffe, la triturant de toute part,
    mi-excité mi-intimidé. C’est qu’il était le dernier à avoir été recruté et s’il
    avait accepté de rentrer dans ce groupe, c’est que ses parents simples paysans
    vivaient très mal de leur terre et comme ses compagnons de fortune le jeune
    devait faire ses preuves.
    Un couple il me semble.

    Il te semble ?! Crois-tu que j’ai demandé de
    l’approximatif ? Raisonna une voix de stentor. Penses-tu que je vais
    demander à tes compagnons d’aller sur place pour voir si tu as vu juste ?

    Sa main allait s’abattre sur son visage lorsqu’une
    femme voilée retint son geste. La tête sur l’épaule massive du chef, ses lèvres
    près de son oreille. L’homme sembla se calmer. Ombre dansante, ondulante,
    regard perçant velouté. S’approcha de l’adolescent, se mit derrière lui, releva
    une main gantée. La posa sur sa joue.


    N’aies crainte, tant que je
    serai là aucun mal ne te sera fait,
    douceur d’une main caressante,
    souffle chaud dans la nuque le fait frissonner.
    Ce
    que le chef te demande c’est d’être certain qu’ils ne soient que deux… Tu
    n’aimerais pas perdre la vie aussi sottement n’est-ce pas ?


    A ça non madame…

    Alors retourne à ton poste et
    dis nous combien ils sont,
    l’attrapant par le bras un sourire mauvais
    au bord des lèvres
    . Et essaie de t’approcher
    pour voir s’ils sont armés… Tu n'aimerais pas que j'aille retrouver ta mère
    pour lui annoncer une mauvaise nouvelle, n'est-ce pas ?


    J'y retourne... Déglutit difficilement avant de
    reprendre la route.



    [à quelques dizaines de mètre du
    camp]

    Pitchounette, comme ses parents aimé l'appeler s'était
    un peu éloignée du bivouac, cherchant un peu de bois pour le feu. Elle n'était
    pas du genre à avoir peur malgré la pénombre qui persistait. La curiosité la
    fit s'approcher d'un arbre, centenaire semblait t-il, elle caressa délicatement
    l'écorce de celui-ci quand tout d'un coup elle entendit des cris, cela venait
    du camp, sa mère criait à se glacer les sangs... Elle courut, affolée, son cœur
    se mit à cadencer au galop. elle s'arrêta net devant un homme, il avait le visage
    terrifiant, la haine se faisait sentir.

    Il y a quelqu'un d'autre venait m'aider, c'est une
    fillette.
    Hurla le maraudeur.
    ---------------------------------------

    [Très tôt le matin]


    Calme plat en cette cité du Puy, bourgade la plus au Nord
    du Languedoc, qui allait être troublé par l'arrivée d'une petite fille.
    Pitchounette courait comme elle n'avait jamais couru de sa vie, poussé par la
    peur et l'angoisse. Le front recouvert de boue, les vêtements à moitié
    déchirés, il ne lui tardait plus qu'une chose, trouver une personne pour
    expliquer son désarroi. Cette ville ou elle n'avait jamais réellement mis les
    pieds situé pourtant à quelques lieues de son domicile non loin de la frontière
    avec le Bourbonnais Auvergne, 11 ans qu'elle vivait entre sa maison et le
    marché de Polignac. Apercevant au loin un homme de faible corpulence, elle cria
    :


    Aidez moi...

    Son visage couvert de larmes, désorientée, la petite
    fille trébucha sur une pierre et s'affala.

    --------------
    Emmitouflée dans sa cape noire,
    Death marchait d'un pas rapide en marmonnant, suivie par Minederien, son gros
    chien noir qui l'accompagne dans chacun de ses faits et gestes. Elle rayait
    mentalement de la liste ce qu'elle avait à faire. Acheter au marché, fait. Se
    faire piquer des boulots sous le nez par des notables à la bourse bien pleine,
    fait. Avoir des histoires en taverne, fait. Bien, reste plus qu'à rentrer chez
    eux et s'asseoir devant la cheminée pour essayer de se réchauffer. Et arrêter
    de marmonner comme ça, on va finir par la prendre pour une femme aigrie.


    Les rues du Puy sont calmes, comme toujours. Sans doute
    sont-ils tous autour du chevet de Nuit. Elle prierait pour qu'elle s'en sorte
    et ne laisse pas ses enfants sans mère.
    Le Puy, ville de l'espoir, ville de la désillusion. Enfin,
    ici ou ailleurs…

    Son attention est attirée par une petite fille qui court.
    Pas comme des enfants qui jouent, non, comme un enfant terrorisé. Elles vont à
    la rencontre l'une de l'autre, Death remarque, dans une bouffée d'angoisse, son
    front couvert de boue, ses vêtements à moitiés déchirés. Et son cri qui lui
    fait froid dans le dos. On n'a pas le droit de faire du mal à un enfant. Ils
    auront bien le temps de connaître le mal qui ronge les hommes et qui les fait
    s'entre-tuer.

    L'enfant trébuche, Death se précipite pour l'aider, de
    plus en plus inquiète. Qu'a-t-il bien pu se passer ?
    Elle s'accroupit à côté d'elle et l'aide à se relever. La
    terreur qui se lit dans ses yeux la fige sur place. D'une voix douce, elle lui
    demande :

    Tu t'es fait mal ?

    D'un geste tendre, elle tend la main comme pour
    remettre une mèche de cheveux rebelles derrière son oreille. Elle suspend
    brusquement son mouvement, elle aurait voulu sécher ses larmes, la prendre dans
    ses bras et passer sa cape autour de ses épaules pour la réchauffer… mais ça la
    ferait sûrement fuir. Alors, d'une voix rassurante, elle lui demande :


    Tu veux bien qu'on aille à la fontaine juste à côté
    pour te débarbouiller la frimousse et que tu m'expliques ce qu'il t'arrive ?



    La tête sur le sol, pitchounette
    fondait en larmes. Elle n'arrivait pas à se relever. Ses membres étaient
    tétanisés... Sa tête lui faisait horriblement mal. Elle sentit une main se
    poser sur son corps, ceci lui permit de se relever. Sur ses jambes fébriles,
    elle leva ses yeux et s'arrêta sur le visage de la personne en face...c'était
    une femme au regard persan, elle semblait intrigué par la situation. D'un geste
    un peu maladroit, pitchounette se rattrapa tant bien que mal pour éviter de
    tomber à nouveau. La dame lui prit aussitôt le bras et la couvrit de la cape
    qu'elle portait.


    ..Mer...ci M'dame

    Fit un mouvement de tête en signe d'affirmation, elle
    la suivit sans rien dire d'autre jusqu'au point d'eau. Elles croisèrent un
    paysan qui passait par là, il se demanda bien ce qui s'était passé mais il
    préféra passer sa route sans dire mot. Pitchounette, les deux mains jointes se
    barbouilla le visage pour essayer de retrouver ses esprits.


    Un cri se fit entendre non loin de la forêt. Maman… ?
    Regarder autour d’elle affolée, elle était retournée dans la forêt… Non pas
    encore… Elle trébucha en courant, elle se fit mal, elle voulait voir ses
    parents mais il semblait qu’elle se soit éloignée de trop. Maman… Papa…

    L’enfant se figea, ses yeux s’arrondirent. Sa mère lui fit
    signe de mettre ses mains devant la bouche et de ne pas se montrer. Maman
    pleure. Papa…Il a bobo, il est parterre…


    On ne devait pas le tuer… Pourquoi ? Pourquoi lui ôter
    la vie ?


    Ferme la et fait taire cette sotte avant que je ne
    m’occupe d’elle ! Répondit froidement le chef.

    Non, répondit un homme entre deux âges, nous
    n’avons agis que pour nos terres en bourbonnais. Nous ne sommes pas des
    assassins !


    Il n’eut pas eu loisir de terminer son dialogue que
    déjà la femme encapuchonnée égorgée avec facilité la créature en pleurs.


    Idiot ! Elle ne serait pas
    morte si tu avais su fermer ta bouche !
    S’approchant de lui, essuya
    ses mains ensanglantées sur son mantel.
    Un
    souvenir ! Maintenant allez cacher les corps quelque part qu’on ne les retrouve
    pas avant que les loups aient fait leur œuvre.


    Elle se mordit la main pour ne pas crier…

    Cligna des yeux et la scène évanouie…

    Heu... ma tête me joue des
    tours... M'dame. j'ai faim...
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    Casper

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    Re: Petites paragraphes..

    Message par Casper le Lun 21 Juil - 22:57

    -------------
    La petite fille s'était relevée avec
    difficulté, prenant appui sur Death, puis elles étaient allées jusqu'à la
    fontaine la plus proche.

    Discrètement, Death l'observait, intriguée. Elle priait
    intérieurement pour que ce ne soit qu'une chamaillerie entre enfants qui avait
    mal tourné, ou une blague stupide visant à effrayer la petite fille. Mais
    l'angoisse s'insinuait en elle, tout comme la certitude qu'il s'agissait de
    quelque chose de bien plus grave.
    La petite fille eut soudain l'air absente, mais la terreur
    se lisait sur son visage. Que pouvait-il bien s'être passé pour l'effrayer à ce
    point ? Et comment allait-elle pouvoir la faire parler ? Elle espérait bien
    pouvoir l'aider comme elle pouvait, et malgré son inquiétude, elle comprenait
    parfaitement que la petite ait besoin de temps pour se remettre de sa frayeur.
    Mais ses parents devaient être anxieux, et la ramener auprès d'eux au plus vite
    les apaiseraient.
    La petite fille sembla soudain avoir à nouveau conscience
    d'où elle était. D'une voix apaisante, Death lui répondit :


    Je ne m'appelle pas M'dame, mais Death. Et toi, tu
    t'appelles comment ?


    Elle fouilla un moment dans sa besace et sortit une
    miche de pain et quelques tranches de jambon qu'elle avait acheté au marché, et
    les tendit à la petite fille.


    Mange, ça te fera du bien. Tu ne crains rien ici.
    Racontes moi ce qu'il t'arrive s'il te plait.

    ---------------
    Pitchounette se rua sur ce que
    venait de lui donner la dame, Death elle s'appelait, un nom que la petite avait
    du mal à prononcer dans sa tête. Un bout de pain, la voilà qui revit, le tout
    en s'arrosant le visage à nouveau.

    Merci D..eath, M'dame. Je viens de par là bas. Mes
    parents font du commerce à Polignac.


    montrant du doigt le nord de la ville et ses collines.
    J'ai vu..il était tard, je ramassais du bois. Un
    Groupe.. Maman et Papa, attaqués...blessés.. Des pleurs, des cris, Ma tête
    raisonne. Ils disaient "maudits cathares"..je suis partie..en
    courant..

    Son mal de tête la reprenait, chaque mot lui donnait
    des vertiges.. ces images insoutenables, indescriptibles la hantaient. Puis
    reprenant ses esprits..


    Y a pas un cureton dans le coin? j'ai besoin de me
    recueillir auprès de lui. Peut être je pourrais parler plus facilement en sa
    présence.

    ------------
    La petite fille s'était jetée sur la
    nourriture, comme si elle n'avait pas mangé depuis des jours. Death sourit en
    la voyant reprendre des couleurs. Elle semblait enfin aller un peu mieux et
    retrouver ses esprits. Death retint un soupir en l'entendant à nouveau
    l'appeler "M'dame", mais elle ne releva pas, pas plus qu'elle ne
    releva que la petite ne voulait pas se présenter.

    Death suivit machinalement du regard la direction qu'elle
    lui montrait, même si elle savait bien où était Polignac, hochant la tête pour
    indiquer son intérêt.
    Toute son attention se reporta sur la petite fille
    lorsqu'elle lui raconta enfin ce qu'il s'était passé. Un pincement lui serra le
    cœur, elle se devait de trouver une solution, et rapidement. Si ces parents
    étaient blessés, il fallait agir vite avant d'arriver trop tard. Qu'importe
    qu'ils soient aristotéliciens ou cathares.
    Son visage se ferme instantanément lorsque la petite fille
    poursuit. Comment pourrait-elle savoir que son mari est une sorte de
    "cureton" ? Comment une petite fille peut-elle avoir de tels termes
    si péjoratifs ? En quoi, une petite fille cathare pourrait-elle parler plus
    facilement en présence d'un prêtre aristotélicien ? Death n'est-elle pas assez
    bien pour elle ?


    Très bien, comme tu veux.

    Death se redresse, elle laisse le temps à la petite
    fille de se lever pour la suivre et se dirige vers l'église. En chemin, elle
    lui montre le poste de police.


    Si tu ne trouves pas de prêtre, tu pourras toujours
    aller voir le Lieutenant.


    Elles arrivent près de l'église, Death fouille dans sa
    besace et lui tend une autre miche de pain.

    Tiens, si tu as encore faim. Je.. je ne peux pas
    rester, tu trouveras le curé dans la sacristie peut-être. Sinon, tu peux
    toujours demander à Véro, elle est diaconesse. J'espère que tout ira bien pour
    tes parents.


    Death s'éloigne de la petite fille, troublée. Elle
    s'était arrêtée pour aider, mais.. il semblerait que son aide ne soit pas à la
    hauteur des espérances de la petite fille. Death ne s'était jamais permise de
    refuser une main tendue mais… enfin, la situation était sans doute différente
    dans son cas. Le cœur serré de ne pas avoir pu secourir et protéger la petite
    fille, Death rentre chez elle reprendre le cours de sa vie.
    ------------------


    Merci à la joueuse de Death pour sa participation, et Eros pour les extraits d'un livre vertueusement irrésistible
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    Re: Petites paragraphes..

    Message par Casper le Lun 4 Aoû - 22:33

    Parce que je m'appelle lion

    [JOUR1 fin du procès]

    Traviatore de retour à St Claude pour le verdict de son jugement n'avait senti ce qui se tramait, les jurés ricanaient derrière leurs bedaines agglutinantes.. Un moment même il avait cru que la justice Franc Comtoise était impartiale, douce utopie, elle n'était pas moins que les autres aux mains de l'église romaine. Seul face à eux, sentant l'atmosphère pesante, il souhaitait en finir avec cette mésaventure

    Le verdict retentit à travers la salle silencieuse et attentive..

    *Agasthène prit la parole, après avoir passé une bonne partie de la nuit à étudier le dossier*

    Messire Traviatore, d'après le dossier, il y a contradiction entre les deux parties à propos du premier coup porté. La Duchesse a sorti son matériel militaire en première car votre attitude était, pour elle, plutôt douteuse. C'est par prudence et par méfiance, que la Dame a voulu réagir ainsi mais en aucun cas elle a croisé le fer la première car juste après avoir sorti ses armes, son esprit fut immédiatement confus. Ce qui indique qu'elle n'a pas eu le temps de porter un coup ce qui signifie que c'est vous qui avait lancé l'attaque sur la Duchesse.

    Ensuite, j'ai été consulté le traité de coopération judiciaire au Château de Dole et j'ai trouvé rapidement le sceau de la Franche-Comté derrière celui de la Savoie. La Savoie a signé ce traité en janvier 1455 et la Franche-Comté, elle, l'a approuvé en février 1455 ou 1456. Je n'ai pas réussi à compléter mes informations mais 1455 ou 1456, cela ne change en rien le fait que vous avez quelques mois de retard.

    Pour avoir commis un acte de cette envergure, je vous condamne à 3 jours de prison, à verser une amende de 28 écus et vous interdit de séjourner sur le territoire savoyard pour une durée de 3 mois.

    *Le Juge Agasthène frappa son marteau sur le bureau*
    *Fait à Dole, le 15 juillet 1456*
    le procès

    Le reitre n'y compris pas grand chose, cela n'avait ni queue ni tête.. Un soldat s'approcha de lui et le sonna de le suivre tel un petit coq en mal d'autorité. Avant de devoir quitter la salle..Traviatore hurla..

    Duchesse de Savoie, mensonges..le malin vous habite, vous avez menti sur le livre que vous chérissez tant..
    Le soldat le maitrisa pour éviter qu'il n'en dise plus. L'homme savait que la duchesse n'était pas là mais son histoire lui serait sans doute conté par un courtisan. Ses mains firent attachées, tel un chien on l'emmena en geôle.
    [color=red]
    [JOUR2 dans les geôles]
    Il fait noir, le sol est humide, l'atmosphère est écrasante, un plafond très bas obligeant le prisonnier à rester à genoux. Les seuls passages à ses côtés sont quelques rongeurs à la recherche de nourriture pour se remplir le gosier. Une faille dans le mur laisse entrevoir la lumière du soleil qui arrive tant bien que mal à se projeter sur le mur d'en face.

    Il prie, voilà sa seule occupation, il prie que le Très Haut le guide, il attend un signe, un moyen de faire pencher la balance. Il oublie même que la faim commence à le guetter, les ripailles autour des jeunes franc comtoises l'avaient fait oublier que l'on peut crever la faim et que manger des mirages semble être la seule alternative. Des femmes et du vin qu'ils disaient..

    Grattant contre la porte, il souhaitait attirer l'attention du garde pour lui demander quelque chose, enfin si il existait..

    Toi Duchesse..hum... tes remords te tueront murmura t-il

    Ô les fidèles ! Observez strictement la justice et soyez des témoins sans mensonge comme l'Unique l'ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, sachez que l'Unique est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.


    Le droit est un sabre tranchant. C’est par la guerre que les croyants imposeront leurs idées aux incroyants.
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    Re: Petites paragraphes..

    Message par Casper le Lun 4 Aoû - 22:34

    [JOUR4]Sortie de prison.

    Grâce au Très Haut, le sicaire quittait cette maudite prison, 3 jours
    de prison.. Cet homme avait gouté à tout, de la chair des femmes en
    passant par le vin et le bruit des bombardes,première génération, lui
    frôlait l'oreille pendant les croisades, le glissement de la victoire à
    Dijon devant les hordes de défenseurs bourguignons..Bref que de
    souvenirs pour ce croyant convaincu. En ce jour, les rues étaient
    calment en la cité de St Claude, tel un chien il fut abandonné sur le
    coin d'une allée par un carrosse pressé de rentrer au bercail. Il
    s'assit après avoir retrouvé ses esprits observant les passants
    indifférents à sa piètre tenu et mine déconfite.

    Quelques heures après, il fureta le long du marché pour y trouver
    nourriture et de quoi reprendre sa route. Une vieille dame au teint
    jaunâtre lui donna une pomme de terre par pure pitié. Traviatore ne put
    que remercier par un sourire crispé sans dire mot. Le sicaire était
    loin de ressembler à une brute sanguinaire, son épée cassé durant son
    face à face avec la duchesse et ses jours de prison l'avait un peu
    épuisé.

    [JOUR5] Quelques parts entre St Claude et Poligny..
    En route vers le Nord du Royaume François, ayant quitté sa terre
    Helvète et le siège de l'église réformé à Genève depuis quelques
    semaines déjà.. L'homme avait fait que subir divers revers de médailles
    personnels depuis ce temps là, il était loin le temps de ses sourires
    après des enchainements victorieux fassent aux impies. La réforme avait
    pris un tournant et devenait au fur et à mesure une force non
    négligeable à travers les royaumes, le sicaire faisant parti des
    premières escarmouches voyait son travail s'accomplir pour la gloire du
    Très Haut.. Mais il sentait que le seigneur commençait à vouloir le
    rappeler et que son chemin était terminé. Connaitra t-il le jardin des
    délices après tant de travail à sa solde? Pourtant sa vie n'avait pas
    été des plus simples, une enfance difficile, vivant de divers travaux
    agricoles les beaux jours, du bois l'hiver et de la manche souvent, sa
    rencontre avec une personne dont il cru être un illuminé au premier
    abord le ramena à la raison et suivit ce qui s'en suivit..

    L'homme marchait laissant derrière lui les fumées des chaumières de St
    Claude empruntant un chemin escarpée à travers un bois..Il sentait une
    odeur nauséabonde l'entourer..il sortit un modeste couteau de sa besace
    quand un bruit lui fit tourner la tête sur sa droite, s'approchant d'un
    fourré, le bruit s'arrêta aussitôt. Son angoisse montait, serrant fort
    son arme il s'approcha...

    ... un lapin surgit du buisson pour s'échapper passant sous ses jambes et s'éloigner aussitôt.

    [JOUR5] Quelques parts entre St Claude et Poligny..

    Une envie bizarre guide ses pas, son bras est endormi, il fait chaud et
    la marche commence à peser. Au loin se dessine un amas de pierres, la
    silhouette d'un enfant surgit criant quelque chose que Traviatore ne
    peut distinguer, curieux, il s'approche pour en savoir plus. Quelques
    pas de trop, assez prêt du marmot, il comprend ces mots...

    Ta fin est proche sale hérétique!!


    Surpris, il ressort son couteau.. mais il est trop tard, le voilà
    entouré d'une dizaine d'hommes armés comme de fier soldats. Le sicaire
    reconnait l'oriflamme franc comtois. (1) Il sent que sa fin est proche,
    le voilà tombé dans un guet-apens. Essayant de gagner du temps il se
    mit à parler au peuple franc comtois par l'intermédiaire de ces
    guerriers.

    Toi, Franc comtois..Le très haut te jugera de l'infamie que tu vas
    commettre, ta justice n'est pas impartiale, ces jours de prison ne sont
    que fumisterie car l'épée de damoclès n'a jamais cessé d'être au dessus
    de ma tête. Le seul fait que l'on puisse me reprocher ici bas depuis de
    long mois, c'est une erreur.. La duchesse de Savoie a menti devant le
    monde entier (et connu), elle a menti devant
    Aristote..Oui elle doit commencer à pourrir de l'intérieur, sa
    descendance portera la mort dans son coeur. Je préfère mourir libre que
    vivre avec mensonges. Le très haut m'a dis un jour qu'il n'y a pas de
    paix, la seule paix est celle de mon âme qui rejoindra le jardin des
    délices.


    Un soldat commençait à s'impatienter mais le chef semblait intéressait pas les mots du sicaire et demanda de patienter.

    On me reproche de croire en moi-même, le très haut m'aura guidé
    directement sans l'intermédiaire de curetons en herbe avachis par leur
    luxure. Toute ma vie aura été un combat, j'en tire ma révérence.


    Voilà le verdict de son procès, après tant d'attente, se profilait..
    Le soleil était à son zénith, la chaleur sur les épaules, le visage
    dégoulinant de sueur.


    Toi Haut très Haut, Gardien des gens en ce bas monde, Que ta sagesse me
    guide le dernier de mes gestes !!
    S'écria t-il en regardant le
    ciel.

    Pauvres fous, mon combat est terminé mais le Très Haut n'a pas décidé
    de laisser longtemps des brebis égarés. Les romains retrouveront le bon
    chemin, celui de la réforme.


    Un silence se fit entendre, une tension palpable. Traviatore ferma les
    yeux un instant. Respira fort. D'un geste vif il lança son couteau sur
    un soldat qui se planta en plein coeur, celui ci s'écroula. Une
    réaction en chaine s'opéra, les soldats furieux se ruèrent sur le
    sicaire, celui ci désarmé se laissa faire, traversé de part en part par
    les épées tranchantes de ses adversaires il tomba au sol quand ceux ci
    eurent fini de s'acharner.

    Quand les hommes s'éloignèrent laissant le corps de Traviatore sécher
    au soleil, on pouvait laisser penser qu'il était heureux de mourir, un
    sourire quoique crispé se dessinait sur son visage.. Content de
    rejoindre le jardin des délices sans doute!
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    Re: Petites paragraphes..

    Message par Raptor69 le Sam 30 Aoû - 0:11

    merci.... bonj

    la lecture continue


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    Re: Petites paragraphes..

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