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    L'histoire

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    L'histoire Empty L'histoire

    Message par Dolu50 le Lun 20 Oct - 19:00

    La naissance d'un club mythique


    Le Stade de Reims est créé le 18 juin 1931, succédant à la Société Sportive du Parc Pommery (SSPP). D'abord association omnisports, la section football du Stade de Reims est présidée par René Humbert et dispute son premier match le 23 août face au FC Reims. Le Stade, qui évolue alors en tango et noir, l'emporte facilement 7 buts à 2. C'est le début d'une longue et riche histoire.

    Le Stade de Reims dispute son premier championnat de division d'honneur lors de la saison 1931/1932. Les rémois terminent ce premier exercice à la seconde place derrière l'US des Deux Vireux, intouchable depuis déjà plusieurs années. Et les deux saisons suivantes sont sensiblement identiques puisque les ardennais gardent leur titre, Reims échouant à chaque fois à la troisième place.
    C'est lors de la saison 1934/1935 que le Stade de Reims remporte le championnat de division d'honneur Nord-Est. Le stade municipal est inauguré par les footballeurs rémois pour la venue de Vireux. Les ardennais s'inclinent 4-3 et Reims prend le large au classement. Une nouvelle victoire face aux ardennais au match retour scelle définitivement le sort du championnat que le Stade de Reims remporte. Après ce titre, les dirigeants rémois obtiennent le statut professionnel et le club monte en deuxième division.
    Mais l'adaptation au monde professionnel se révèle délicat et le Stade figure en milieu de tableau durant les quatre premières années hormis lors de la saison 1936/1937 que les tango et noir terminent à une peu glorieuse avant dernière place. Mais la fédération ayant décidé de refondre le championnat la saison suivante, aucun club n'est relégué. En 1937, le Sporting Club rémois et le Stade de Reims fusionnent. Le Sporting disparaît mais on décide de garder ses couleurs. Dorénavant le Stade de Reims jouera en rouge et blanc.

    L'histoire Equipe34
    Le Stade de Reims en tango et noir

    Le Stade de Reims pendant la guerre


    Le 2 septembre 1939, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l'Allemagne. Beaucoup de joueurs de football partent sous les drapeaux mais la fédération organise tout de même un championnat divisé en trois groupes. Le Stade de Reims participe donc au championnat de la zone Nord avec neuf autres équipes. Rouen termine premier et Reims troisième à une longueur des normands.
    La compétition est encore chamboulée pour la saison 1940/1941 et le championnat ne comporte plus que deux zones. Toujours dans la zone Nord, le Stade de Reims finit à la quatrième place avant d'être sacré champion de France de la zone Nord la saison suivante. La même année les Rouge et Blanc atteignent la finale de la coupe de France mais s'inclinent face au Red Star 1-0.
    L'exercice 1942/1943 est malheureusement beaucoup moins brillant puisque le Stade termine cinquième à quinze points du champion lensois.
    Les deux dernières années de guerre sont un peu confuses en matière de football. Dans un premier temps en effet, le championnat n'est plus disputé par les clubs habituels mais par des équipes fédérales. C'est donc une sélection Reims-Champagne présidée par Henri Germain qui joue la saison 1943/1944 et qui échoue à la septième place d'un championnat dominé par la province Lens-Artois. A signaler que les champenois sont finalistes de la coupe de France battus par la sélection Lorraine 4 à 0.
    La saison suivante est marquée par le retour à un championnat de guerre divisé en deux zones. Mais Reims manque son début de saison et malgré une belle remontée ne parvient pas à faire son retard terminant à la quatrième place.
    Ce sera le dernier championnat de période de guerre puisqu'en 1945, la Fédération Française de Football annonce qu'un nouveau grand championnat professionnel va être organisé et accepte l'entrée du Stade de Reims dans cette compétition.


    La grande époque


    Quinze professionnels rémois disputent le premier championnat national de première division de l'histoire du Stade de Reims. Après des débuts timides, les Stadistes figurent régulièrement dans la première moitié du classement et trustent les places d'honneur. Ils remportent même le championnat en 1949 inscrivant ainsi le nom du club champenois pour la première fois au palmarès du football français. Et ce n'est qu'un début…


    L'histoire Coupefrance50
    1950 : la coupe de France est rémoise


    En effet la saison suivante, les Rouge et Blanc, bien que devancés en championnat par Bordeaux et Lille, remportent leur première coupe de France devant le RC Paris. A Colombes et devant 61 722 spectateurs, Reims gagne la finale 2-0 grâce à Méano et Petitfils. Albert Batteux devient l'entraîneur du Stade de Reims au début de la saison 1950/1951. Mais pendant deux ans l'équipe rémoise est trop inconstante, notamment à l'extérieur, pour s'offrir de nouveaux titres et elle termine quatrième à deux reprises.


    L'histoire Kopa
    Raymond Kopa


    La saison 1951/1952 est néanmoins marquée par l'arrivée au club d'un certain Raymond Kopa alors en concurrence avec Villanova et Templin au poste d'ailier droit. Pour sa troisième saison aux commandes de l'équipe, Albert Batteux décide de replacer Kopa au centre, le hollandais Appel glissant du coup à droite. Le duo fonctionne alors à merveille et le Stade de Reims étrille ses adversaires, forçant l'admiration des observateurs. Malgré une période de relâchement en fin de parcours, personne ne peut empêcher le Stade de Reims d'être sacré une seconde fois champion de France. Inarrêtables, les rémois gagnent également la coupe Latine contre le Milan AC 3-0 après avoir battu Valence en demi-finale.

    La saison 1953-1954 est beaucoup moins faste. En tête à deux journées de la fin en championnat, les rémois sont finalement coiffés sur le poteau par Lille. En coupe de France aussi, les hommes de Batteux pêchent. Ils sont éliminés sans gloire par Marseille dès les 16èmes de finale. Grâce à un succès sur Lille 7 à 3, ils remportent néanmoins la coupe Drago, compétition réservée aux clubs professionnels éliminés de la coupe de France.

    Après cette année décevante, le Stade reprend sa marche en avant et rajoute un troisième titre de champion de France. Son entraîneur Albert Batteux devient l'entraîneur de l'équipe de France où il dirige de nombreux rémois. Deux ans après sa victoire, Reims dispute de nouveau la finale de la coupe Latine. Si Milan est une nouvelle fois battu en demi, les Stadistes s'inclinent cette fois en finale face au Real Madrid (0-2).


    L'histoire Sdr-madrid2
    1956 : Stade de Reims - Real Madrid


    La coupe d'Europe des Clubs Champions vient d'être créée et elle constitue l'objectif prioritaire du Stade de Reims pour la saison 1955/1956. La saison rémoise en championnat est très modeste et elle s'achève sur une bien décevante dixième place. En revanche, sur la scène européenne les Rouge et Blanc se distinguent puisque après avoir éliminé successivement les danois d'Aarhus, les hongrois de Lobogo et les écossais d'Edimbourg, ils atteignent la finale de la compétition face au Real Madrid. A Paris les madrilènes s'imposent 4 buts à 3 et remportent le premier trophée de l'histoire. Raymond Kopa quitte le Stade de Reims pour signer au Real. Cette désillusion européenne est grande et les rémois, sans leur maître à jouer Kopa mais avec Just Fontaine, manque la saison suivante ne terminant qu'à une modeste troisième place.
    Cette disette ne peut se reproduire l'année suivante et les dirigeants rémois décident de recruter à l'intersaison. Et le résultat est immédiat puisque le Stade réalise un doublé coupe-championnat inédit dans l'histoire du club. A Colombes, Reims bat Nîmes 3-1 grâce à un doublé de Bliard et un but de Fontaine, remportant ainsi sa deuxième coupe de France.

    Le titre de 1958 offre une nouvelle chance européenne aux rémois et les compétitions nationales semblent être délaissées. Résultat le Stade de Reims termine le championnat quatrième. Mais les choses sont différentes en coupe d'Europe. Les Rouge et Blanc battent les irlandais de Newtonards, les finlandais de Palloseura, les belges du Standard de Liège puis les suisses de Berne avant de retrouver le Real Madrid en finale. Revanchards, les rémois manquent malheureusement leur match et s'inclinent logiquement 2-0 face aux espagnols. La seconde défaite face au Real est toutefois mieux digérée que la première et le Stade de Reims, avec Kopa de retour dans ses rangs, retrouve son standing sur la scène nationale.

    La saison 1959/1960 est ainsi synonyme de cinquième titre de champion pour Reims et ce de manière indiscutable.


    Dernière édition par Dolu50 le Lun 20 Oct - 19:02, édité 1 fois
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    Message par Dolu50 le Lun 20 Oct - 19:01

    La saison suivante est en revanche considérée comme un échec avec une troisième place en championnat et un quart de finale en coupe de France. Le président Germain sent que son équipe est devenue une équipe comme les autres et il est bien décidé de porter de nouveau son club au sommet. Et le succès est rapidement au rendez-vous puisqu'en 1962 le Stade retrouve sa couronne de champion au terme d'une incroyable fin de championnat. En effet Reims est sacré lors de l'ultime journée grâce à une meilleure différence de buts que le Racing. Ce septième titre est donc décroché in extremis mais personne ne se doute que ce sera encore le dernier. La même année les joueurs du président Germain remportent la coupe Mohamed V.


    L'histoire Fontaine
    Just Fontaine


    La saison 1962/1963 commence sans Just Fontaine qui vient de raccrocher les crampons et avec l'annonce du non renouvellement du contrat d'Albert Batteux en fin de saison. L'ambiance n'est donc pas au beau fixe au moment de démarrer le championnat et cela rejaillit sur la pelouse. Le Stade de Reims a perdu de sa superbe et il est même éliminé de la coupe d'Europe par Feyenoord. En championnat aussi Reims est à la peine et le club termine la saison passablement à la seconde place derrière Monaco. Le grand Stade de Reims et son football Champagne ne sont déjà plus et le déclin ne fait que commencer.


    Mi-figue mi-raisin


    >Les choses ne s'arrangent pas en début de saison 1963/1964 puisque les dirigeants rémois imposent une politique d'austérité. Fini les stars. Batteux est parti et Kopa, empêtré dans des affaires suite à ses déclarations dans la presse, est suspendu pour six mois. Le Stade de Reims vit alors une saison noire qui s'achève sur une 17ème place synonyme de relégation en deuxième division. Seul point positif de cette année 1964, la victoire en coupe Gambardella de l'équipe junior. Maigre consolation.
    Pour la première fois depuis de nombreuses années, le Stade de Reims évolue donc en deuxième division avec à sa tête Robert Jonquet. L'effectif a largement été renouvelé et la remontée immédiate semble compliquée. Cela se vérifie d'ailleurs rapidement puisque le Stade navigue toute la saison dans le ventre mou du classement pour finalement terminer à la dixième place.

    La saison 1965/1966 s'annonce sous de meilleures auspices puisqu'un recrutement de qualité est de nouveau opéré. Jonquet se dit même confiant et ses dires se vérifient sur le terrain. Les Rouge et Blanc dominent en effet le championnat malgré un démarrage chaotique. Le club est donc champion de France de D2 pour la première fois de son histoire et retrouve l'élite. La remontée assurée, Henri Germain décide alors de passer la main et quitte la présidence du Stade de Reims.



    Malgré les ambitions des dirigeants rémois qui visent une place dans la première moitié de tableau, le retour des Stadistes en D1 s'avère délicat. Et une cascade de blessure conjuguée à une ambiance tendue au sien du groupe (Robert Jonquet sera même limogé avant la fin de la saison) plongent l'équipe dans les profondeurs du classement, position dont elle ne parviendra pas à s'extirper. A la fin du championnat, le Stade de Reims pointe à la 19ème place et replonge en D2 pour trois saisons. D'abord troisième et barragiste, Reims est devancé par Strasbourg pour l'accession en D1. Et après une peu glorieuse huitième place en 1969, année marquée par la dernière apparition de Kopa en rouge et blanc, le Stade rate les barrages la saison d'après à cause de sa quatrième position au classement. Mais les instances du football français décident de repasser la première division de 18 à 20 clubs. Il faut donc repêcher une équipe et le choix doit se faire entre Reims et Ajaccio. La décision penche finalement en faveur des rémois qui réintègrent donc la D1 pour la saison 1970/1971. Et cette fois le Stade tient son rang. Certes ce n'est plus le Stade de Reims de la grande époque mais les Rouge et Blanc effectuent une bonne saison qu'ils achèvent à une satisfaisante neuvième place. Mais douze mois plus tard la chanson n'est pas du tout la même. Reims termine le championnat à une bien pâle 15ème place, déception à peine atténuée par une demi finale de coupe de France perdue contre Marseille.


    L'histoire Lech
    Georges Lech


    Le Stade de Reims déçoit et il ne parvient pas à retrouver son lustre d'antan. Certes le club reste sans trop de difficultés dans la première partie du classement de D1 mais il avait tellement habitué à mieux.
    Après une huitième place en 1973, la saison 1973/1974 est sensiblement identique puisque les rémois finissent sixième notamment grâce aux 30 buts de leur goaleador argentin Carlos Bianchi sacré meilleur buteur du championnat.

    Malgré l'efficacité de son avant centre, le Stade de Reims reste toujours en retrait au classement. Onzième en 1975, les Rouge et Blanc réalisent une bonne saison 1975/1976 qui voit Bianchi ravir une seconde fois le titre de meilleur buteur, cette fois avec 34 réalisations. Reims se classe finalement cinquième, sa meilleure position depuis treize ans.


    L'histoire Bianchi2
    Bianchi et Bathenay à la lutte


    Le championnat 1976/1977 est plus compliqué et n'occasionne que des sueurs froides. Longtemps à une portée de fusil des équipes reléguables, le Stade redresse la barre en fin de parcours pour échouer à une flatteuse onzième place. Si Bianchi en profite pour empocher un troisième titre de meilleur buteur, c'est la coupe de France qui vient éclaircir ce sombre tableau. Après avoir dominé Nice en demi finale, le Stade de Reims rejoint les Verts de Saint-Etienne au Parc des Princes pour une finale épique. Les rémois s'inclinent finalement 2 buts à 1 avec le désagréable sentiment d'avoir été floué par l'arbitrage.

    La saison 1977/1978 marque le début d'une politique de promotion et de formation indispensable selon le président Bazelaire pour éviter de sombrer financièrement. C'est en fait le début de la fin… En effet " El Goaleador " Bianchi est parti au PSG et les stars se font rares dans la Cité des Sacres. Les premiers matches de championnat ramènent rapidement les rémois à la dure réalité d'une équipe moyenne. Le Stade flirte avec la zone dangereuse et le maintien n'est assuré que lors des dernières journées notamment grâce à l'arrivée en attaque d'Albert Emon.

    Malheureusement les choses se dégradent irrémédiablement la saison suivante. En plus des difficultés sportives, le club est aussi en danger sur le plan administratif. Le club menace de déposer le bilan et doit licencier plusieurs joueurs pour pouvoir continuer le championnat. Les résultats sportifs sont catastrophiques et le maintien paraît impossible. Composé essentiellement de jeunes stagiaires épaulés par quelques anciens, le Stade accumule les défaites et termine à la dernière place avec seulement trois petites victoires à son actif.

    Le club est certes condamné à la D2 mais sa disparition pure et dure n'est plus d'actualité.


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    Message par Dolu50 le Lun 20 Oct - 19:01

    Douze ans de D2


    Revoilà donc le Stade de Reims en deuxième division. La situation financière du club est encore précaire et c'est avec une formation rajeunie que le Stade dispute le championnat 1979/1980. Au gré des séries de victoires et de défaites, les jeunes rémois se retrouvent vite englués dans le milieu du classement avant de finir à une méritante sixième place.
    Et les deux saisons suivantes n'offrent guère plus d'occasions de s'enflammer. Le stade Auguste Delaune se vide peu à peu et la sinistrose tend à envahir la Cité des Sacres. Les Rouge et Blanc naviguent toujours dans ventre mou de la D2 d'abord à la dixième puis à la sixième place.
    La saison 1982/1983 offre pourtant une chance inespérée aux rémois pour retrouver l'élite. La D2 est maintenant divisée en deux groupes et Reims évolue dans le groupe sud. Très vite les Stadistes jouent les premiers rôles et le public rémois se prête au jeu. Delaune sonne moins creux et l'équipe reste à la lutte pour la montée. Mais c'est Toulon qui remporte finalement le précieux sésame. Reims joue les barrages mais échoue face à Nîmes. Peu importe le Stade de Reims semble sur la bonne voix.


    L'histoire ReimsOM
    1/2 finale de coupe de France : Reims - Marseille


    Et l'espoir perdure pendant toute la saison suivante puisque les rémois sont à la lutte pour disputer une nouvelle fois les barrages. Mais une défaite au Red Star met fin au fol espoir et Reims doit se contenter de la quatrième place.
    Carlos Bianchi est de retour pour le début de la saison 1984/1985. Le président Bazelaire veut sortir le Stade de Reims de la D2 et ce retour renforce l'optimisme ambiant. Mais malgré une impressionnante entame de championnat, le Stade et son buteur vedette montrent leurs limites. " Carlos " n'est plus aussi efficace et malgré sa solidité défensive l'équipe reste moyenne.
    Plus que moyenne même puisque peu à peu elle glisse dans la deuxième partie de tableau. Bianchi raccroche les crampons et devient l'entraîneur d'une équipe qui déçoit encore ses quelques fidèles supporters avec une douzième place finale.
    La saison 1985/1986 démarre plutôt bien et les résultats ravivent un peu la flamme du côté de la Chaussée Bocquaine. Mais des mois de novembre et décembre calamiteux mettent vite fin aux prétentions rémoises. Une seconde partie de championnat exceptionnelle ne suffit pas et le Stade de Reims échoue à la quatrième place à quatre points du barragiste.
    Quatrième c'est encore la place du club champenois à la fin de la saison suivante mais une belle aventure en coupe de France est venue atténuée la déception. Les hommes de Carlos Bianchi éliminent successivement Metz, Mulhouse, Martigues et Laval pour se retrouver en demi finale face à l'Olympique de Marseille. Battu au Vélodrome 2-0, Reims croit encore en ses chances mais l'OM est trop fort. Dans un stade Delaune " chaud comme une bouillotte " (27 774 spectateurs, record absolu), les marseillais s'imposent facilement 5 buts à 1 mettant fin à la folle aventure des Rouge et Blanc.


    L'histoire Calderaro
    1/2 finale : Reims - Metz


    Mais le Stade de Reims n'abdique pas et réitère son exploit lors de la saison 1987/1988. Transparente en championnat (Reims termine à la septième place) l'équipe rémoise se métamorphose en coupe et sort Bastia, Le Havre et Châtellerault pour se retrouver une seconde fois consécutivement à 180 minutes du Parc des Princes. Après l'OM la saison dernière, c'est le FC Metz qui se dresse sur la route des rémois. Lourdement battus en Lorraine 3-0, le retard des Stadistes paraît irréversible. Pourtant la magie de la coupe opère et le Stade de Reims mène 3-0 à vingt minutes de la fin ! Finalement Micciche réduit la marque et Metz arrache la qualification. Le Stade est éliminé et son entraîneur argentin vient de diriger les Rouge et Blanc pour la dernière fois.
    Les saisons 1988/1989 et 1989/1990 sont malheureusement bien moins enivrantes.
    Sous la houlette de Dominique Bathenay puis de Jacky Lemée, l'effectif est fortement chamboulé et peine à trouver une cohésion. Le spectacle proposé à Delaune est bien pauvre et des rumeurs de mauvaise gestion financière commencent à circuler. Résultat des courses, Reims joue les seconds rôles en D2 (9ème) et le club change de président en fin de saison, Serge Bazelaire cédant son siège.
    En 1989 le début de championnat est plutôt bon mais le Stade voit une nouvelle fois ses ambitions tombées à l'eau à cause d'une accumulation de contre-performances durant l' automne. Classée septième, l'équipe restera donc en D2 l'année prochaine… à condition de trouver un repreneur. La situation financière du club est mauvaise et on évoque une probable rétrogradation en troisième division ou pire une liquidation judiciaire.
    Heureusement un homme vient au chevet du Stade de Reims ce qui permet au club de redémarrer la saison 1990/1991 en deuxième division.
    Mais l'homme providentiel ne fait qu'illusion, préférant se retirer juste avant le début du championnat. Serge Bazelaire s'engage alors personnellement et permet à l'équipe de débuter la compétition avant de passer la main. Si les coulisses demeurent donc agitées, le côté sportif est beaucoup plus serein et sous les ordres de Didier Notheaux, les Rouge et Blanc obtiennent une inespérée sixième place. Et Reims s'illustre encore en coupe en remportant celle de la Ligue face à Niort.
    Malheureusement les caisses du club restent désespérément vides et la décision de la DNCG tombe : le Stade de Reims est rétrogradé en D3.


    Retour de l'enfer



    Le Stade de Reims figure dans le groupe Est de la division 3 et pointe rapidement aux avant-postes du classement. En coulisse par contre cela tourne à la catastrophe et une dette de plus de 50 MF pousse le tribunal a prononcer la liquidation judiciaire du club au mois d'octobre. Le Stade de Reims devient le Stade de Reims Champagne FC et la fédération autorise le club à continuer le championnat. Mais les soucis s'accumulent et le président Dham lance la procédure de cessation d'activité auprès du tribunal de grande instance. Cette fois la situation est sans issue malgré les bonnes prestations de l'équipe sur le terrain. Le Stade de Reims CFC ne dispute même pas le dernier match de la saison, l'arrêt immédiat de toute activité ayant été prononcé quelques jours plus tôt par le tribunal correctionnel de la ville. Deux mois après ce terrible verdict, le club renaît sous une nouvelle appellation : le Stade de Reims Champagne. Présidé par Jean-Claude Hérault, le club prend le départ du championnat de division d'honneur du groupe Nord-Est avec dans ses rangs de nombreux nouveaux joueurs venus relever le challenge. Le Stade termine ce premier championnat à une modeste huitième place mais l'essentiel est ailleurs: le football à Reims n'est pas mort.


    L'histoire Bertolino
    Jean-Pierre Bertolino



    Et la saison 1993/1994 marque le retour dans la Cité des Sacres de quelques anciens venus porter leur pierre à l'édifice rémois. La bande de Tony Giannetta joue rapidement les premières places, même s'il faut attendre la fin du mois de mai pour officialiser la remontée en N3.
    Le Stade de Reims est donc de retour sur la scène nationale et affiche des ambitions élevées : une nouvelle montée dans les deux ans. Il en faudra malheureusement un peu plus. En effet en 1995 les Rouge et Blanc échouent face à Segré lors des barrages d'accession en N2.
    Et la réussite n'est encore pas au rendez-vous lors de la saison 1995/1996 puisque Reims, adepte des matches nuls, échoue une nouvelle fois à une frustrante quatrième place.
    Cette saison est marquée par le départ de Giannetta remplacé par Abreu mais surtout par la disparition brutale de M. Hérault. Christian Doisy prend provisoirement sa succession mais à l'intersaison le groupe Speedy devient partenaire du club et Christophe Chenut est intronisé aux commandes du Stade de Reims Champagne. Avec ces nouveaux moyens, le Stade peut se renforcer. De nouvelles têtes arrivent durant l'été 1996 mais les rémois manquent systématiquement les occasions d'accrocher le bon wagon. Ils terminent à la troisième place mais s'illustrent en coupe de France pour la première fois depuis bien longtemps. Après avoir éliminé St-Maur pourtant pensionnaire de N1, le Stade donne du fil à retordre au Stade Rennais, équipe de D1, en 32ème de finale. Les bretons l'emportent 3 buts à 2 devant près de 10 000 spectateurs à Delaune. Mais l'objectif prioritaire des Stadistes reste la remontée et il n'y a plus de temps à perdre.


    L'histoire Mazuel
    Franck Mazuel



    L'avant saison 1997/1998 est marquée par de nouveaux nombreux mouvements. Tingry, Létang, Harvey ou encore Mazuel rejoignent Manu Abreu et l'armada rémoise devient rapidement irrésistible. Vingt trois victoires et cinq nuls plus tard, l'invincible Stade de Reims Champagne monte en CFA tout en atteignant les 32èmes de finale de coupe face à Montpellier (0-3).
    Dès lors tout s'accélère. Promu en CFA, le Stade prolonge pourtant son invincibilité jusqu'au mois de décembre, s'immisçant du coup dans la lutte pour l'accession directe en National.
    La réserve auxerroise décroche le titre et Besançon, premier club amateur, obtient son billet pour le niveau supérieur. Reims doit pour sa part passer par un barrage à quatre équipes pour espérer poursuivre sa remontée vers les sommets.
    Ces barrages tournent finalement à un duel avec Pontivy que les Rouge et Blanc doivent battre pour accéder au niveau supérieur. La désillusion est donc cruelle quand Duboscq égalise à cinq minutes de la fin pour le GSI. Grâce à ce résultat nul, Pontivy décroche le dernier billet pour le National.
    La déception est immense mais la mauvaise santé financière de plusieurs clubs de National laisse un espoir aux dirigeants rémois. Et c'est finalement Pontivy qui se voit refuser par la DNCG le droit de jouer en National. Le Stade de Reims est donc repêché et poursuit sa folle remontée.
    Commence alors une période d'apprentissage pour le club rémois qui redevient le Stade de Reims. La décision tardive de la FFF de le repêcher a gêné le recrutement la tâche s'annonce délicate. Finalement les Rouge et Blanc s'en tirent sans trop de difficultés terminant la saison 1999/2000 à une honorable onzième place.
    L'élève rémois apprend vite et Manu Abreu vise plus haut pour la seconde saison en National. Des joueurs habitués à ce niveau signent à Reims et les progrès sont immédiats. Les Denquin, Guégan ou autre Noro s'illustrent sous le maillot rouge et blanc et le Stade se présente déjà comme un sérieux prétendant à la D2. Mais les hommes d'Abreu manquent leur mois de septembre, laissant les équipes de tête prendre le large. L'entraîneur rémois entre alors en conflit avec certains dirigeants du club et il est démis de ses fonctions. Franck Triqueneaux assure l'intérim avant la nomination de Marc Collat fin octobre. Le Stade termine le championnat à une belle cinquième place tout en réalisant un superbe parcours en coupe de France. Les Stadistes atteignent en effet les ¼ de finale de la compétition battus par Amiens après avoir éliminé Bastia en 8ème.

    L'histoire Chenut
    Christophe Chenut le soir de la montée


    L'objectif de la saison 2001/2002 est claire: Reims veut retrouver le football professionnel. Et Marc Collat réussit sa mission puisqu'il conduit son équipe sur la deuxième marche du podium, position synonyme de montée en Ligue 2 onze ans après l'avoir quittée. Et le parcours en coupe des Rouge et Blanc est lui aussi remarquable. Le Stade atteint les 8èmes de finale mais s'incline contre Sedan aux tirs au but.


    De retour onze ans après



    L'histoire Liabeuf
    Haddadou et Liabeuf



    Le Stade de Reims est donc de retour et le monde du football s'en réjouit. Mais l'apprentissage de la Ligue 2 s'avère bien plus difficile que prévu et les Rouge et Blanc restent scotchés dans les profondeurs du classement. Il faut absolument réagir et Marc Collat fait les frais des mauvais résultats de son équipe. Il est remplacé par Denis Goavec début décembre… sans plus de réussite. Le 32ème de finale de coupe de France perdue face à Nantes 2-0 n'empêche pas l'ambiance de se détériorer au sein du groupe et le Stade de Reims ne parvient pas à sauver sa place en L2 en fin de saison.

    Le club retrouve donc le National pour la saison 2003/2004 avec Ladislas Lozano comme nouvel entraîneur. L'effectif a été logiquement renouvelé à l'intersaison et le Stade de Reims fait figure de favori pour de nombreux observateurs. Les Stadistes leur donnent rapidement raison puisqu'ils s'installent en tête du classement dès les premières journées. Ils remportent finalement le championnat devant Brest et Dijon qui les avaient éliminé de la coupe de France en 8ème de finale. Le Stade de Reims étoffe donc encore son extraordinaire palmarès avec ce premier titre de champion de National.


    L'histoire Montee2004
    Le titre en National et la remontée en L2



    Sur leur lancée, les Rouge et Blanc entament leur saison (04/05) en L2 sur les chapeaux de roue. Après la 4ème journée ils occupent en effet la tête du classement. Malheureusement les hommes de Lozano rentrent progressivement dans le rang. Après une élimination sévère en 16ème de finale de Coupe de France à Nice (3-1 ap), les rémois débutent une incroyable série de contre-performances qui les placent à l'extrême limite de la zone dangereuse. Ladislas Lozano décide alors de quitter le banc et cède sa place à Jean-Claude Cloet épaulé par Tiburce Daru. Finalement le maintien est assuré le 20 mai lors de l'avant dernière journée grâce à une victoire sur Clermont 3 à 0.


    L'histoire Supbordeaux
    Les supporters sont à la fête



    Lors de la saison 2006/2007, aprés avoir éliminé Monaco et Rennes, le Stade ne tombera qu'en 1/2 finale contre le futur vainqueur, Bordeaux. Le Stade de Reims et tous ses supporters auront vécu des moments très fort avec ce superbe parcours en coupe de la Ligue. 2007/2008 Thierry Froger, coach des Rouge et Blanc entame sa troisième année à Reims. Le Stade de Reims évolue, quant à lui, depuis 4 années consécutives en championnat de Ligue 2.

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